Le livre électronique va-t-il trouver son public ?

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Avec l’effervescence constatée depuis le début de l’année, notamment visible lors du salon du livre de Paris en mars, beaucoup parlent de 2008 comme l’an 1 du livre électronique.

Les tablettes de lectures disponibles en France (Iliad et Cybook Gen 3 principalement) ont encore du mal à se créer un marché auprès du grand public et la rareté des contenus disponibles n’aide pas. Aux USA, avec les succès du PRS-505 de Sony et surtout du Kindle d’Amazon, les ebooks sont déjà plus répandus.
Mais ces tablettes de lectures restent très chères et sont encore limitées technologiquement par rapport aux produits qui devraient voir le jour dans les prochaines années et à des prix similaires à ceux des lecteurs MP3 actuels.

L’encre électronique, technologie d’affichage utilisée pour les ebooks depuis 2004, permet d’avoir des écrans reflétant la lumière du jour, comme le ferait un support papier et limitent la fatigue oculaire habituellement ressentie face à des écrans rétro-éclairés comme ceux des ordinateurs.
Ce nouvel écran pourra tout aussi bien prendre la forme d’un support dur comme pour les tablettes de lectures actuelles ou souples et enroulables, comme pour le Readius qui doit sortir d’ici la fin de l’année. Il sera capable d’afficher de la couleur et d’animer des vidéos. Côté son, la capacité de lire des fichiers audios est déjà présente dans certains produits actuels.
Les tablettes de lectures seront capables de contenir des centaines de livres tout en gardant un poids extrêmement léger (quelques centaines de grammes au maximum). La fonction tactile de l’écran permettra une navigation simplifiée et l’annotation des textes.
Outils communiquants et communautaires, connectés à Internet par wifi ou réseau mobile type 3G, ils permettront le partage d’avis, de recommandations, de remarques mais aussi la navigation sur le web, l’envoi d’e-mails, la réception de flux RSS, la mise à jour permanente des journaux auxquels on s’est abonné…
Les usages possibles deviennent très étendus, à la fois pour le lecteur et pour l’auteur.

On peut imaginer, lorsque l’on lit un roman, pouvoir visualiser des photos ou des vidéos des lieux décrits par l’auteur, ou avoir un fond sonore en accord avec l’ambiance de l’œuvre ou même mêler fiction et réalité en ayant des liens hypertextes vers des articles de presse faisant référence à un évènement décrit dans le livre.
Entre deux chapitres, on pourra décider de consulter les dernières news du Monde avant de reprendre directement la lecture précédemment interrompue. S’il ne nous est plus possible de lire, on branchera nos écouteurs et on enclenchera la fonction « texte lu » et afin de connaître la suite du récit .
On n’oubliera pas, à la fin de sa lecture, de laisser son avis sur l’œuvre afin de garder une trace dans sa bibliothèque virtuelle et de pouvoir le partager avec d’autres lecteurs.

Du côté de l’auteur, les possibilités de développer de nouvelles formes « d’écritures » sont nombreuses, de la BD interactive aux œuvres les plus folles que pourront créer les plus inventifs.

Face au succès prévisible de tels objets, il semble urgent de développer les réflexions autour du livre numérique afin d’éviter d’être pris au dépourvu face à certaines dérives.
On peut craindre le développement de formats propriétaires et contraignants pour l’utilisateur. Actuellement les possesseurs du Kindle d’Amazon doivent acheter leurs livres numériques sur la plateforme d’Amazon comme Apple le fait pour la musique avec ses Ipod et sa plateforme Itunes.

Automazic, le retour

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