biblio.gironde.fr : acte de naissance

 

La bibliothèque départementale de la Gironde lance aujourd’hui son portail web : biblio.gironde.fr.

Objet de plus de deux ans de travail et de préparation par l’équipe de la BDP, son réseau, les services Informatique et communication du CG, ainsi que par notre prestataire C3rb, ce site est avant tout destiné à valoriser les bibliothèques du département et leur activité.

Plus de 280 bibliothèques y sont représentées. Chacune dispose d’un compte afin de rédiger des articles, de modifier sa page de présentation et d’accéder à son compte lecteur.

Ainsi biblio.gironde.fr permet aux girondins de retrouver les bibliothèques proches de chez eux, leurs actus, mais aussi des critiques de documents, des ressources numériques, des sélections thématiques de documents…
On y retrouve aussi un espace pro, proposant actualités et veille, informations sur la BDP et son personnel, offre en terme de formation, du matériel d’animation et bien d’autres ressources professionnelles.

En bonus, le lancement du site s’accompagne de nouveaux services : vidéo à la demande (offre ArteVOD/Universciné),  un MusicWok alimenté par les bibliothécaires de Gironde, une page Facebook

 

Android + Barcode Scanner > catalogue d’une bibliothèque

L’application Barcode Scanner (dispo pour les smartphones sous Android) permet de scanner un code barres commercial et d’automatiser la recherche de celui-ci sur un catalogue de bibliothèque. Très pratique pour vérifier rapidement si le document que vous avez entre les mains est disponible dans votre bibliothèque.

Petit préalable : connaître l’URL permettant de rechercher un code barre dans votre catalogue. Si je prends l’exemple du catalogue de la BFM de Limoges (OPAC de Koha), l’url http://catalogue.bm-limoges.fr/cgi-bin/koha/opac-search.pl?q=9782923682136 permet de faire une recherche sur l’ensemble du contenu des notices. La chaîne de caractères suivant le q= correspond aux termes recherchés (ici l’ISBN de La Cote 400 de Sophie Divry).

Dans les paramètres de barcode scanner, il est possible d’indiquer une URL de recherche personnalisée et d’utiliser %s pour y ajouter le contenu du code barre ou du QR code scanné. Toujours pour la BFM, on entre l’url  http://catalogue.bm-limoges.fr/cgi-bin/koha/opac-search.pl?q=%s

Après avoir scanné un code barre, il suffit de cliquer sur recherche personnalisée pour que la recherche se lance dans le navigateur.


Notice

 

C’est encore mieux si on peut renvoyer vers une version mobile de l’OPAC et ça devient très intéressant si on intègre cette fonctionnalité dans une application dédiée à la bibliothèque avec possibilité de réserver ou de sauvegarder le doc pour l’emprunter plus tard. D’ailleurs, quelqu’un a connaissance d’une application de ce type ?

 

En 2033, le bibliothécaire ressemblera à ça :

Ouais ça fait pas super envie… Mais cette chose est bien un bibliothécaire qui a (légèrement) muté.
On trouve ces créatures dans le jeu Metro 2033, inspiré du livre du même nom de Dmitri Gloukhovski. Ces créatures se ramènent lorsqu’elles entendent du bruit (car c’est bien connu, les bibliothécaires n’aiment pas le bruit). Elles se contentent de vous hurler/grogner dessus tant que vous les regardez dans les yeux (une version évoluée du fameux Shhhh !!!!, sans aucun doute) et vous attaquent férocement lorsque vous avez le malheur de ne plus leur faire face (le bibliothécaire prend-il cela comme de l’insolence ou est-il tout simplement traître ?). A ce moment là, 2 solutions : avoir beaucoup de munitions ou courir vite… très vite… Car le bibliothécaire mutant possède un physique bien plus évolué que le profil type du bib contemporain (no offense, je suis moi même un bon exemple du bibliothécaire à corps de crevette).

Pour ceux qui le souhaitent, vous pouvez découvrir cette vision de la Bibliothèque d’Etat de Russie, ses étagères, ses fichiers et ses bibliothécaires dans cette vidéo :

Imaginez que vous êtes un OPAC…

(Note : article initialement publié dans la rubrique « Le Billet des Hybrides » du n°57 de la revue Bibliothèque(s) et sur le Bibliolab.)

Vous vous êtes souvent mis à la place d’un lecteur qui tente d’interroger votre catalogue ? Alors tentez maintenant de vous mettre à la place du catalogue ! Comptez vos réponses A, B, C ou D et rendez-vous à la fin pour savoir quel type d’OPAC vous êtes.


1) J’offre l’accès à :

A : Des notices bibliographiques de livres, représentant simplement le fonds de ma bibliothèque.

B : Des notices de différents types de documents disponibles à la bibliothèque mais aussi dans des bibliothèques proches.

C : Des notices de documents disponibles dans les bibliothèques du réseau, des documents numériques numérisés par la bibliothèque mais aussi les ressources numériques pour lesquelles la bibliothèque possède un abonnement.

D : Obi-Wan Kenobi.

2) Je présente des données :

A : En ISBD, respectant scrupuleusement les dernières recommandations de l’IFLA, que tous mes usagers ont appris à lire durant le stage de 10 jours obligatoire pour s’inscrire à la bibliothèque.

B : Sous une forme simplifiée, en reprenant les données contenues dans l’ISBD.

C : Sous une forme très simple, en permettant au lecteur d’accéder à des données plus complètes via un affichage spécial.

D : Obi-Wan Kenobi.

Facette chronologique Ask 2

3) Pour que la recherche de mon utilisateur soit pertinente :

A : Je mets à disposition de multiples champs de recherche et systèmes de restriction en amont de la recherche.

B : Je propose une recherche plein texte avec un affichage des résultats par pertinence et des facettes permettant de réduire facilement les résultats.

C : Mes résultats affichés par pertinence sont agrémentés de facettes mais aussi d’interfaces visuelles (frises chronologiques, constellation de mots liés…).

D : Obi-Wan Kenobi.

4) Mon temps d’affichage des réponses est approximativement égal à :

A : 10 secondes mais à condition que l’utilisateur ait réussi à remplir correctement les 5 champs de recherche avant de lancer sa recherche.

B : 30 secondes mais je te raconte pas le nombre de données enrichies et de sources que j’interroge !

C : 5 secondes, j’ai un super moteur d’indexation qui indexe mes données en permanence.

D : Obi-Wan Kenobi.

5) Sur mon interface, un utilisateur peut :

A : Faire un panier, réserver des documents et consulter les exemplaires après authentification. C’est pas mal, non ?

B : Poster des commentaires sur les documents, ajouter des tags, les noter… Je suis 2.0 moi !!!

C : Consulter des commentaires d’autres lecteurs, issus d’autres bibliothèques ou réseaux sociaux, consulter les profils des utilisateurs ayant commenté, les contacter…Caice68

D : Obi-Wan Kenobi.

 

6) Pour recommander des documents à un lecteur :

A : On peut cliquer sur le nom d’un auteur pour voir les autres documents qu’il a écrit, après avoir visualisé la notice autorité.

B : Je recommande des ouvrages proches en exploitant un historique anonymisé des prêts de mes lecteurs.

C : Outre la recommandation en fonction des emprunts de mes lecteurs, j’intègre le FRBR pour présenter toutes les éditions d’une oeuvre.

D : Obi-Wan Kenobi.

7) Mon catalogue est intégré dans mon site via :

A : Mon catalogue est mon site. Vous voudriez que je propose quoi d’autre ?

B : Il s’intègre dans mon portail par un lien et une interface graphique proche de celui-ci.

C : Une intégration complète dans mon portail, proposant une interface unique et des possibilités de recherche sur mon site ainsi que dans mes bases de données.

D : Obi-Wan Kenobi.

Opac jeunesse des bibliothèques de Toulouse

8) Suis-je fils unique ?

A : Bah oui.

B : J’ai un frère qui permet d’interroger les ressources numériques.

C : Je me décline en plusieurs interfaces en fonction de mon public afin d’adapter mes résultats et mon interface. Ma déclinaison la plus connue se destine aux enfants.

D : Obi-Wan Kenobi.

9) Pour la recherche fédérée j’utilise :

A : Le Z39.50 ! Il n’y a que ça de vrai l’ami !

B : Un peu de Z39.50, un peu de SRU/SRW et une louche de moissonnage OAI.

C : J’ai une base me permettant de stocker les métadonnées de l’ensemble des données auxquelles je peux donner accès, j’indexe les bases de données en amont et j’offre l’accès à tout ça très rapidement.

D : Obi-Wan Kenobi.

10) Quand on me parle de visibilité de mes données sur le web, je réponds :

A : Que je propose un opac auquel on peut accéder via l’Internet en s’authentifiant.

B : Que j’ai un Opac dont les notices sont indexées sur les moteurs de recherche pour pouvoir apparaître dans leurs résultats.

C : Que j’expose tout avec des metadonnées en format RDF et que je suis parfaitement prêt pour le web de données.

D : Obi-Wan Kenobi.

11) Puis-je être interrogé depuis une autre interface que celle de mon site ?

A : Non.

B: Oui, dans le champ de recherche du navigateur ou via un widget à installer sur Netvibes ou iGoogle.

C : Oui, il est même possible de visualiser les résultats de mes recherches dans une autre interface, par exemple sur la page Facebook de ma bibliothèque.

Application mobile des bibliothèques de Toulouse

D : Obi-Wan Kenobi.

12) Si on utilise un téléphone mobile, peut-on me voir ?

A : Erreur 404.

B : Mon interface reste lisible.

C : J’ai une version web mobile et des applications pour iPhone et Androïd.

D : Obi-Wan Kenobi.

Résultat :

Vous avez une majorité de réponses A : vous êtes un OPAC classique. Certains vous diraient old school. Vous êtes fonctionnels mais vous avez du mal à évoluer. Il va peut-être falloir penser à faire sa révolution et à passer à autre chose.

Vous avez une majorité de réponses B : Vous êtes un Opac 2.0 ou dit de “nouvelle génération”. Vous êtes apparus au milieu des années 2000, surfant sur la vague Web 2.0, vous montrant plus accessibles et ouverts aux utilisateurs. Vous avez récupéré le système de champ unique et d’affichage des résultats par pertinence de Google mais aussi les systèmes de facettes d’Amazon afin de réduire efficacement le bruit de vos réponses. Vous faites de votre mieux pour faire participer l’utilisateur en lui proposant de rajouter des critiques et autres tags mais en général sans grand succès. Vous regardez d’ailleurs la masse critique des données de certains réseaux sociaux ou libraires en ligne avec envie. Globalement, on peut dire que vous êtes dans le coup. Il vous faudra continuer d’évoluer pour répondre toujours mieux aux attentes de vos utilisateurs mais vous êtes sur la bonne voie.

Vous avez une majorité de réponses C : On en voit peu des comme vous. Vous êtes la nouvelle génération de la nouvelle génération ! Le catalogue à la pointe, celui que tout le monde envie grandement ! Vous vous adaptez à l’évolution de votre bibliothèque en proposant l’accès à l’ensemble de ses ressources, y compris numériques, et vous le faites vite afin de toujours satisfaire vos utilisateurs. Parfaitement intégré dans votre environnement, vous coûtez tout de même un peu cher à l’usage. On n’a rien sans rien me répondrez-vous.

Une majorité de Réponses D : vous êtes un indécrottable geek, pas un catalogue de bibliothèque !

Jeux vidéo en bibliothèques : A vous de jouer !

Lundi 13 septembre à la médiathèque de Gradignan (33)

L’ABF Aquitaine et le Groupe ABF Bibliothèques Hybrides organisent une journée professionnelle consacrée aux jeux vidéo et à la place qu’ils occupent dans les bibliothèques.

Matinée : Interventions 9H00 – 9H15 – Accueil des participants

9H15-9H30 – Ouverture de la journée : Anne Artemenko, présidente de l’ABF Aquitaine.

9H30-10H20 – Le jeu vidéo, c’est quoi ? : Walid Hanna, animateur multimédia à la bibliothèque du Taillan-Médoc, ex-game designer chez Kalisto Entertainement.

10H20-11H10 – Wiidéos : pourquoi et comment introduire les consoles de jeux en bibliothèque ? : Michel Fauchié, responsable des développements et de la cellule informatique des bibliothèques de Toulouse et président de l’Association pour le développement des documents numériques en bibliothèques (ADDNB).

11H10-12H00 – Le patrimoine vidéoludique en construction : Grégory Miura, Directeur adjoint SCD Bordeaux 3, anciennement en charge de la section Documents électroniques au sein du service Multimédia du département de l’Audiovisuel de la BnF.

12H00 – 12H30 Débat avec la salle

Déjeuner libre

Après midi : Ateliers (14H00 – 17H30) Différents ateliers, animés par des membres du groupe Bibliothèques Hybrides, permettront de découvrir la diversité du jeu vidéo et de proposer des moments d’échanges et de réflexions sur la mise en place d’offres de jeux vidéo.

Pour vous inscrire c’est ici.

 

Deux réseaux sociaux et des bibliothèques

J’ai eu l’honneur jeudi dernier d’intervenir aux côtés de Thomas Chaimbault dans le cadre d’une journée sur les réseaux sociaux en bibliothèque organisée par l’IUT Bordeaux 3 et le CNFPT Aquitaine.

J’y ai présenté deux exemples de réseaux sociaux (Facebook et Twitter) et certaines des possibilités qu’ils offrent pour des bibliothèques/bibliothécaires. Vous pouvez consulter les supports des présentations ci-dessous (Thomas a mis à disposition son support sur Vagabondages) :

Facebook

View more presentations from Risu

(Merci au Martine Cover Generator pour son aide pour la présentation de Facebook)

5 étudiants, 5 OPAC, des avis

Brian Mathews, The Ubiquitous Librarian a publié récemment un billet où il retranscrit les impressions de 5 étudiants testant 5 OPAC « nouvelle génération ». Je reprends ici les éléments appréciés et non appréciés en général sur ces OPAC. Pour lire la comparaison entre les différents systèmes de catalogue, voir le billet de Brian Mathews.

Ils ont apprécié :

  • les couvertures mais ils accordent du coup moins d’importance aux notices sans couvertures
  • les « limiters » (les facettes) mais ils préfèrent que cela soit placé à gauche
  • les fonctions de prévisualisation dans google books et de recommandation d’ouvrages similaires
  • les tags mais ils ne taggeraient pas eux même
  • le bouton Ask Us Now placé à côté des notices (service de renseignement via messagerie instantanée)

Ils n’ont pas apprécié :

  • l’affichage d’un « pas d’image disponible » quand il n’y pas de couverture, ils préféreraient qu’il n’y ait rien
  • la lenteur de certains opac, jugée inacceptable
  • les notices complètes surchargés

Ils souhaiteraient :

  • voir des liens vers plus d’infos sur l’auteur, vers son blog, son twitter, son facebook…
  • des infos sur sur les prix qu’a reçu le document, son éventuel statut de best seller, sur la notoriété de l’auteur…
  • une fonction de commentaires privés, lisibles uniquement par leurs contacts
  • une correction orthographique lors des requêtes mal orthographiées (le « did you mean » de google)
  • l’affichage de la durée du prêt des documents directement sur la notice
  • l’affichage du nombre de prêts des documents, de tops des documents les plus empruntés dans chaque discipline, etc
  • une option pour définir le nombre de réponses par page

Sur le sujet, je vous conseille aussi la lecture du billet de Figoblog, Catalogues en ligne et qualité des données, qui fait la synthèse de l’étude Online Catalogues : what users and librarians want de l’OCLC.

Cinéma en bibliothèque : Quelles politiques documentaires pour quels publics ?

Restitution de mes notes (donc billet sujet à des approximations, les commentaires sont là pour me corriger) lors de la journée Cinéma en Bibliothèque organisée par l’ARPEL et l’IUT Métiers du livre de Bordeaux 3 (le 9/04/2009 à la bibliothèque de Mérignac).

Historique des collections vidéo en bibliothèque (Alban Pichon – IUT Michel de Montaigne)

BPI : Dès 77 BPI à une politique vidéo.
Plutôt orienté vers les documentaires.
En 2004, elle numérise son fonds. Cela pose des problèmes droits. 1000 films n’ont pas pu être numérisé au départ.

Fonds vidéo en médiathèques :
DVP des fonds vidéo doivent bcp à la mission de la DLL.
Mise en place d’un catalogue national des films documentaires.
A partir de 92 les droits de prêts sont négociés.
Fonds type : 2/3 de fiction, 1/3 de documentaires.
Ouverture sur la fiction « grand public », ouverture vers les séries TV.

 

Les publics de l’image animée et bibliothèque (Christophe Evans – Chargé d’étude en sociologie au service Etudes et recherches de la Bpi)

Intervention centrée sur les pratiques des jeunes

Etudiant qui viennent travailler à la BPI avec leur portable : ils amènent leur univers (leur musique, leurs films, MSN…). L’observation des pratiques s’en trouve élargie.

Les nouveaux nomades sont ceux qui sont partout chez eux.

Rapport contemporain aux images animés : culture de l’écran et culture numérique :
Cinéma : les 15 -24 ans sont ceux qui vont le + au ciné.
89% des 12-17 ans connectés au domicile.
56% ont téléchargé des films et 22% suivent la TV sur Internet.
Fréquentation est corrélée positivement avec l’utilisation d’internet (au contraire de la TV) : pas de concurrence mécanique. Chez le 20-24 Internet a détrôné la TV. Mais la tv reste actuellement le 1er média pour s’informer.

Progression exponentielle des sites de partages de vidéos : il y de la consommation et de la PRODUCTION !
Le jeunes visionnent des séries TV en streaming (piraterie douce = les gens n’ont pas consciences de pirater).
Il y a une prise de contrôle sur la vidéo : on visionne quand on veut, on choisi le moment de la diffusion.

Culture de l’écran et culture numérique des jeunes :
15-19 ans : films préférés : action, horreur, aventure, comiques (crédoc 2005)

Caractéristiques des screenagers :
ATAWAD : anytime, anywhere, any device.
Culture numérique est ludique, dynamique, personnalisée, fulgurante (faut que ça soit immédiat) et réticulaire (Lardellier 2007) : c’est pas vraiment la culture du codex, ni celle sur laquelle les bibliothèques ont construit leur modèle.
Enormes progrès sur l’anglais, notamment sur l’accent avec les séries TV
Intérêt fort pour le gratuit : le gratuit auxquels ils font référence est plutôt un gratuit communautaire. Le gratuit institutionnel comme celui des bibliothèques leur semble un peu ringard.

30% de 15-19 inscrits en bib consomment du JV.
Il y a un cumul des pratiques culturelles chez les jeunes qui fréquentent les bibliothèques.
Les bibliothèques ne sont pas vues comme des lieux d’images et de sons mais encore vu comme le temple du livre.
Peur que les films proposés en bibliothèque ne les intéresse pas. Invalidation de principe : l’image n’est pas bonne donc pratiques faibles.

L’offre de film à la BPI :
2829 titres à visionner.
463 programmes accessibles sur demande via arte VOD.
¼ des personnes interrogés en 206 à la BPI ne connaissaient pas cette offre.
Il ne suffit pas de montrer les choses pour que l’idée passe. Les gens ne pensent pas qu’il y en a et refusent de le voir.
ARTE vidéo : 8 DL par jour. Propose un fonds de fiction.
Certaines personnes qui viennent voir des reportages, docs sur leurs régions d’origine. Usage qui peut devenir très intensif.

Favoriser le visionnage sur place et à plusieurs (Intermezzo à Toulouse)

Penser à une pédagogie de l’image. Image animée est largement dévalorisée. Très eu sa place à l’école. Les bibs doivent contribuer à cet enseignement.

Stratégies de communication doivent sortir des bibliothèques pour donner une visibilité à l’offre des bibliothèques.

Il y a une attente pour les secteurs/espaces pré-ados mais il y en a très peu. Ils veulent des espaces où on les laisse tranquille.

 

Offre éditoriale et catalogue pour les réseaux éducatifs et culturels (Michel Klein et Agnès Bovet – ADAV)

ADAVISION : service de VOD pour prêt et consultation sur place non commerciale.

Les droits : vente de DVD avec des droits spécifiques aux usages attendues pour les bibs (droit de prêt, droit de consultation sur place).

Accords différents selon les éditeurs :

  • Certains catalogues uniquement dispos en prêt.
  • Certains considèrent cela comme de la location à 0€, et propose l’offre classique pour les loueurs de vidéos.
  • Les majors américains, en général, ne proposent que du prêt.
  • Catalogues dispos pour prêt et consultation (les 2 droit sont attachés; on a pas le choix de l’un et de l’autre.
  • Catalogue en double référencment : disponibilité du droit de prêt uniquement ou droit de prêt et de consultation sur place.

La politique de prix est assez diverse.

Travail avec les producteurs indépendants :
Phase de recherche de films, de sélection.
Films à intérêt documentaire, films ayant un intérêt sur l’éducation à l’image.

Le référencement :
Le catalogue 50% de fiction. Pour le reste bcp de documentaires et un peu de jeunesse.

Phase d’éditorilisation pour éviter de faire juste un catalogue à La Redoute, donner à voir, s’y retrouver.
Mise en avant de certaines productions (adavévénement).
Cahier Vidéothèque : revue trimestrielle.
La Thémathèque : liste de films sur des sujets de sociétés. Plus de 60 listes déjà dispo. Objectif de faire vivre le fond de catalogue.
Adavmasterclass : offre triple : animation, expo, liste de films

Volonté de défendre un certain type de films et de cinéma.

 

Rôle des médiathèques en matière de médiation au cinéma (Dominique Rousselet – Médiathèque de Villepinte – Formatrice Images en Bibliothèques)

Le cinema a une valeur en soi dans la médiathèque. Ce n’est pas un produit d’appel pour le livre.
Secteur image devrait être considéré comme tout autre espace.
Tous le genres devraient être représentés.
Une collection qui ne se voit pas, c’est une collection qui n’existe pas.
Besoin d’un espace propre. Rassembler les supports : on rapproche les livres sur le cinéma des DVD par ex.

Normes AFNOR de catalogage de vidéo date de 98.
Mise en valeur des collections via les catalogues.
Indiquer les bonus DVD intéressants.

Programmation des films, les diffuser dans les bibliothèques.
Indispensable de montrer les films en bib.
Progammation de film : montage. Se poser la question des rapports des films entre eux. Faire se rencontrer les films et les public.
Programmation doit être régulière : fidélisation du public.

Mettre en place des réseaux, des partenariats. En particulier sur des animations.
Travail avec une salle de cinéma : meilleurs conditions d’accueil, meilleur qualité de projection.

Tous les publics peuvent voir tous les films, il faut juste les accompagner. Programmation de films est construite comme un lieu d’échange. Accompagnement de l’oeuvre. Montrer des films c’est aussi en parler.

Programmations ponctuelles, événementielles. Peut être fait avec des films loués pour l’occasion avec d’autres partenaires par exemple.

Faire des animations sur la fiction peut être intéressant mais problèmes de droits pour montrer des extraits.

 

A partir de là mon PC n’avait plus de batterie et je n’ai pas encore eu le temps de reprendre mes notes manuscrites mais en gros :

– Présentation des secteurs images de :

  • La Médiathèque de Villepinte (Dominique Rousselet – Médiathèque de Villepinte)
  • La Bibliothèque départementale de prêt de Dordogne (Marie-Josée Mallet – Bibliothèque Départementale de Prêt de la Dordogne)

– Débat dans la salle sur les droits d’auteur et le manque d’exceptions pour les bibliothèques pour pouvoir expérimenter.
– Synthèse de la journée (Estelle Caron – Espace Histoire Image, Médiathèque de Pessac – Présidente d’Images en Bibliothèques)

Les présentations des intervenants devraient être prochainement disponibles sur les sites de l’ARPEL et de l’IUT. Une synthèse complète de la journée sera publiée dans Bibliothèque(s), la revue de l’ABF.

 

Conclusion personnelle : il y a encore du boulot pour rendre visible l’offre des bibliothèques auprès du public et pour se détacher de l’image de temple du livre.
On a (quasiment) pas évoqué la VOD et les initiatives possibles en rapport avec les contenus des utilisateurs (voir concours Biblioclip de la BFM de Limoges).