Cinéma en bibliothèque : Quelles politiques documentaires pour quels publics ?

Restitution de mes notes (donc billet sujet à des approximations, les commentaires sont là pour me corriger) lors de la journée Cinéma en Bibliothèque organisée par l’ARPEL et l’IUT Métiers du livre de Bordeaux 3 (le 9/04/2009 à la bibliothèque de Mérignac).

Historique des collections vidéo en bibliothèque (Alban Pichon – IUT Michel de Montaigne)

BPI : Dès 77 BPI à une politique vidéo.
Plutôt orienté vers les documentaires.
En 2004, elle numérise son fonds. Cela pose des problèmes droits. 1000 films n’ont pas pu être numérisé au départ.

Fonds vidéo en médiathèques :
DVP des fonds vidéo doivent bcp à la mission de la DLL.
Mise en place d’un catalogue national des films documentaires.
A partir de 92 les droits de prêts sont négociés.
Fonds type : 2/3 de fiction, 1/3 de documentaires.
Ouverture sur la fiction « grand public », ouverture vers les séries TV.

 

Les publics de l’image animée et bibliothèque (Christophe Evans – Chargé d’étude en sociologie au service Etudes et recherches de la Bpi)

Intervention centrée sur les pratiques des jeunes

Etudiant qui viennent travailler à la BPI avec leur portable : ils amènent leur univers (leur musique, leurs films, MSN…). L’observation des pratiques s’en trouve élargie.

Les nouveaux nomades sont ceux qui sont partout chez eux.

Rapport contemporain aux images animés : culture de l’écran et culture numérique :
Cinéma : les 15 -24 ans sont ceux qui vont le + au ciné.
89% des 12-17 ans connectés au domicile.
56% ont téléchargé des films et 22% suivent la TV sur Internet.
Fréquentation est corrélée positivement avec l’utilisation d’internet (au contraire de la TV) : pas de concurrence mécanique. Chez le 20-24 Internet a détrôné la TV. Mais la tv reste actuellement le 1er média pour s’informer.

Progression exponentielle des sites de partages de vidéos : il y de la consommation et de la PRODUCTION !
Le jeunes visionnent des séries TV en streaming (piraterie douce = les gens n’ont pas consciences de pirater).
Il y a une prise de contrôle sur la vidéo : on visionne quand on veut, on choisi le moment de la diffusion.

Culture de l’écran et culture numérique des jeunes :
15-19 ans : films préférés : action, horreur, aventure, comiques (crédoc 2005)

Caractéristiques des screenagers :
ATAWAD : anytime, anywhere, any device.
Culture numérique est ludique, dynamique, personnalisée, fulgurante (faut que ça soit immédiat) et réticulaire (Lardellier 2007) : c’est pas vraiment la culture du codex, ni celle sur laquelle les bibliothèques ont construit leur modèle.
Enormes progrès sur l’anglais, notamment sur l’accent avec les séries TV
Intérêt fort pour le gratuit : le gratuit auxquels ils font référence est plutôt un gratuit communautaire. Le gratuit institutionnel comme celui des bibliothèques leur semble un peu ringard.

30% de 15-19 inscrits en bib consomment du JV.
Il y a un cumul des pratiques culturelles chez les jeunes qui fréquentent les bibliothèques.
Les bibliothèques ne sont pas vues comme des lieux d’images et de sons mais encore vu comme le temple du livre.
Peur que les films proposés en bibliothèque ne les intéresse pas. Invalidation de principe : l’image n’est pas bonne donc pratiques faibles.

L’offre de film à la BPI :
2829 titres à visionner.
463 programmes accessibles sur demande via arte VOD.
¼ des personnes interrogés en 206 à la BPI ne connaissaient pas cette offre.
Il ne suffit pas de montrer les choses pour que l’idée passe. Les gens ne pensent pas qu’il y en a et refusent de le voir.
ARTE vidéo : 8 DL par jour. Propose un fonds de fiction.
Certaines personnes qui viennent voir des reportages, docs sur leurs régions d’origine. Usage qui peut devenir très intensif.

Favoriser le visionnage sur place et à plusieurs (Intermezzo à Toulouse)

Penser à une pédagogie de l’image. Image animée est largement dévalorisée. Très eu sa place à l’école. Les bibs doivent contribuer à cet enseignement.

Stratégies de communication doivent sortir des bibliothèques pour donner une visibilité à l’offre des bibliothèques.

Il y a une attente pour les secteurs/espaces pré-ados mais il y en a très peu. Ils veulent des espaces où on les laisse tranquille.

 

Offre éditoriale et catalogue pour les réseaux éducatifs et culturels (Michel Klein et Agnès Bovet – ADAV)

ADAVISION : service de VOD pour prêt et consultation sur place non commerciale.

Les droits : vente de DVD avec des droits spécifiques aux usages attendues pour les bibs (droit de prêt, droit de consultation sur place).

Accords différents selon les éditeurs :

  • Certains catalogues uniquement dispos en prêt.
  • Certains considèrent cela comme de la location à 0€, et propose l’offre classique pour les loueurs de vidéos.
  • Les majors américains, en général, ne proposent que du prêt.
  • Catalogues dispos pour prêt et consultation (les 2 droit sont attachés; on a pas le choix de l’un et de l’autre.
  • Catalogue en double référencment : disponibilité du droit de prêt uniquement ou droit de prêt et de consultation sur place.

La politique de prix est assez diverse.

Travail avec les producteurs indépendants :
Phase de recherche de films, de sélection.
Films à intérêt documentaire, films ayant un intérêt sur l’éducation à l’image.

Le référencement :
Le catalogue 50% de fiction. Pour le reste bcp de documentaires et un peu de jeunesse.

Phase d’éditorilisation pour éviter de faire juste un catalogue à La Redoute, donner à voir, s’y retrouver.
Mise en avant de certaines productions (adavévénement).
Cahier Vidéothèque : revue trimestrielle.
La Thémathèque : liste de films sur des sujets de sociétés. Plus de 60 listes déjà dispo. Objectif de faire vivre le fond de catalogue.
Adavmasterclass : offre triple : animation, expo, liste de films

Volonté de défendre un certain type de films et de cinéma.

 

Rôle des médiathèques en matière de médiation au cinéma (Dominique Rousselet – Médiathèque de Villepinte – Formatrice Images en Bibliothèques)

Le cinema a une valeur en soi dans la médiathèque. Ce n’est pas un produit d’appel pour le livre.
Secteur image devrait être considéré comme tout autre espace.
Tous le genres devraient être représentés.
Une collection qui ne se voit pas, c’est une collection qui n’existe pas.
Besoin d’un espace propre. Rassembler les supports : on rapproche les livres sur le cinéma des DVD par ex.

Normes AFNOR de catalogage de vidéo date de 98.
Mise en valeur des collections via les catalogues.
Indiquer les bonus DVD intéressants.

Programmation des films, les diffuser dans les bibliothèques.
Indispensable de montrer les films en bib.
Progammation de film : montage. Se poser la question des rapports des films entre eux. Faire se rencontrer les films et les public.
Programmation doit être régulière : fidélisation du public.

Mettre en place des réseaux, des partenariats. En particulier sur des animations.
Travail avec une salle de cinéma : meilleurs conditions d’accueil, meilleur qualité de projection.

Tous les publics peuvent voir tous les films, il faut juste les accompagner. Programmation de films est construite comme un lieu d’échange. Accompagnement de l’oeuvre. Montrer des films c’est aussi en parler.

Programmations ponctuelles, événementielles. Peut être fait avec des films loués pour l’occasion avec d’autres partenaires par exemple.

Faire des animations sur la fiction peut être intéressant mais problèmes de droits pour montrer des extraits.

 

A partir de là mon PC n’avait plus de batterie et je n’ai pas encore eu le temps de reprendre mes notes manuscrites mais en gros :

– Présentation des secteurs images de :

  • La Médiathèque de Villepinte (Dominique Rousselet – Médiathèque de Villepinte)
  • La Bibliothèque départementale de prêt de Dordogne (Marie-Josée Mallet – Bibliothèque Départementale de Prêt de la Dordogne)

– Débat dans la salle sur les droits d’auteur et le manque d’exceptions pour les bibliothèques pour pouvoir expérimenter.
– Synthèse de la journée (Estelle Caron – Espace Histoire Image, Médiathèque de Pessac – Présidente d’Images en Bibliothèques)

Les présentations des intervenants devraient être prochainement disponibles sur les sites de l’ARPEL et de l’IUT. Une synthèse complète de la journée sera publiée dans Bibliothèque(s), la revue de l’ABF.

 

Conclusion personnelle : il y a encore du boulot pour rendre visible l’offre des bibliothèques auprès du public et pour se détacher de l’image de temple du livre.
On a (quasiment) pas évoqué la VOD et les initiatives possibles en rapport avec les contenus des utilisateurs (voir concours Biblioclip de la BFM de Limoges).

« Cahier des charges pour le site moderne de la bibliothèque moderne de nos rêves (modernes) »

C’est le titre d’une nouvelle page créée sur Bibliopedia par Laurent et qui propose de créer de manière collaborative le site idéal, avec son OPAC idéal, d’une bibliothèque idéale.

Cette perspective me plait bien et j’y ai passé une bonne partie de ma soirée. Ça a été l’occasion de ressortir quelques idées sur les sites de bibliothèques :

  • un librarything-like permettant de créer une base nationale de contenus enrichis pour nos OPAC
  • le prêt entre lecteurs
  • les communautés en lecture publique
  • lesservices à proposer aux « lecteurs » dans un espace personnel en ligne
  • (Pseudo) Prospective sur le rôle des BM face aux contenus dématérialisés
  • Web sémantique et bibliothèques

En attendant, n’hésitez pas à participer à la constitution du Cahier des charges pour le site moderne de la bibliothèque moderne de nos rêves (modernes).

Se disséminer, se référencer

Petit truc tout bête pour disséminer et référencer sa bibliothèque : l’enregistrer dans Google Local Business Center. Ça permet ensuite d’avoir une Google Map qui géolocalise sa bibliothèque dans les résultats de Google.

 

Donc : on gagne en visibilité dans les résultats de recherches et on repère plus facilement la localisation de la bibliothèque.

Comment on fait : on va sur la page de Google Local Business Center et on entre les informations sur sa bibliothèques. On peut y mettre :

  • les moyens de contacter la bibliothèque (adresse, tél, fax, e-mail)
  • le site web de la bibliothèque
  • une description (200 caractères max)
  • des photos
  • des vidéos (à partir de Youtube, Google oblige)
  • des catégories (pas de catégorie « bibliothèque » mais « Administration, Services Publics » fait l’affaire)
  • les horaires d’ouvertures
  • d’autres informations via des champs personnalisables.

Google envoie ensuite un e-mail/sms/courrier de confirmation. Le tout prend 5 minute et c’est gratuit.

Pensez aussi à inscrire votre bibliothèque dans wikipedia.

4e journée Couperin sur le livre électronique : comptes rendus en ligne

Les comptes rendus des présentations du 31 mars dernier sont en ligne sur le site de Couperin.
A lire notamment : «Modèles économiques, DRM et piratage : halte aux fantasmes !» de Xavier Cazin des Editions O’Reilly France (on pourra aussi consulter leur blog : immateriel.fr).

Je rajoute quelques notes personnelles sur les présentations non disponibles en ligne :

  • « Livres électroniques : pour une compréhension des besoins étudiants » (Henri Isaac, auteur du rapport « Université numérique« , rendu en janvier 2008.)

La révolution numérique est une révolution industrielle. Comme à chaque révolution industrielle, il y a des tâtonnements. Il est difficile de construire les offres, de trouver un modèle économique pérenne.

Les étudiants sont de moins en moins sur le campus, de plus en plus en stage, en alternance, à l’étranger… les temps de transport s’accroissent, beaucoup habitent loin des campus pour trouver des loyers moins chères. D’où le besoin d’accéder à distance à leurs ressources pédagogiques. Exemples : pouvoir réécouter leurs cours en podcast, mettre les cours et les powerpoints en ligne. Les étudiants attendent même que ça aille plus loin : des exercices en ligne, podcasts vidéos.
Besoin de ressources bibliographiques accessibles de n’importe où : bases de données, bases bibliographiques, livres numériques…

De nouvelles formes pédagogiques se développent à l’aide de blogs, de wikis (voir le plateforme de Paris V).
Les blogs d’auteurs de manuels permettent un retour et une construction collective de la connaissance.

Objets des étudiants permettant de transporter et d’accéder à des données numériques : ordinateurs portables, téléphones portables, baladeurs MP3… De plus en plus d’objets portatifs et, malgré des signes de convergence, il n’y a pas encore d’objet unique.
Un reader ferait un objets supplémentaire. On devrait plutôt avoir un ensemble de services utilisable sur différents supports (« Book as a service »).
Usages des étudiants : surlignage, version audio en plus du texte, version mal voyants (XML Daisy), annotations et commentaires qu’on peut partager au sein de communautés, réaction, partage avec l’auteur, validation de remarques de lecteurs par les auteurs.

 

  • « Ebook-readers : le projet SYLEN…et les autres » (Jacques Angelé, Nemoptic)

Dans l’élaboration des livres électroniques, la référence actuelle reste le livre papier qui possède de nombreux avantages. L’encre électronique atteint aujourd’hui des résultats à peu près satisfaisants, surtout par rapport aux écrans plats classiques qui consomment beaucoup et qui sont des écrans rétro éclairés. L’encre électronique reflète la lumière ambiante, consomme très peu et permet d’obtenir des outils très fins et légers. Mais elle a encore du mal à atteindre la brillance (taux de réflexion) du papier et les écrans restent très chers à produire. Ces problèmes vont se régler dans les prochaines années.

Depuis 2-3 ans une quinzaine de modèles de livres électroniques sont apparus. Le marché potentiel est considérable malgré le marché actuel qui est minime. Tout le monde veut réaliser ce que Apple a fait avec son Ipod : en faire un objet de grande consultation avec une plateforme de distribution liée.
D’où l’importance d’objets connectés : achat, échanges avec d’autres lecteurs, mise à disposition de services à valeurs ajoutées, ventes ciblées…

Evolutions :
Amélioration des performances des écrans (couleurs, vidéos).
Prise en compte des fournisseurs de contenus (la vrai valeur est dans les contenus et dans la mise en place de services).
Ouverture vers de nouveaux modèles (gratuité du périphérique contre l’abonnement aux services, gratuité des contenus grâce à la publicité).

 

  • « Encre et papier électronique : continuité ou rupture ? » (Bruno Rives, fondateur de Tebaldo, Observatoire des nouvelles technologies)

Le papier électronique n’est pas forcement très écologique mais il l’est plus que les systèmes d’affichages électroniques (notamment ceux des lieux publics) car il consomme bien moins.

Il y a différents types d’e-ink, plus où moins flexibles et rapides pour l’affichage. On tend vers du rich media (son, vidéo). L’e-ink doit rester proche du papier : lisible, durable et permettant des utilisations diverses (outils affichage, outils de lecture).
L’E-ink pourrait être utilisé pour la signalétique en bibliothèque.

4 directions pour les readers :
– readers génériques
– readers personnalisés/adaptés (certaines universités ont fait créer des readers adaptés à leurs étudiants)
– outils hybrides (EeePC-like, Nintendo DS)
– papiers vierges qui se remplissent à la demande, à proximité de bornes

Les formats : l’Epub est un format assez ouvert mais pas assez orienté rich média donc il faut d’autres formats.

Distribution de contenus : Service de conversions de sites Internet et de blog dans des formats compatibles avec son reader par Amazon.
Distribution par bornes communiquant avec les readers (possible en bibliothèque).

Intérêt des bibliothèques face aux readers :
– toujours besoin d’orientation, de rencontres, d’imprévu, de guides
– besoins de ressources : types de readers particuliers, feuilles communicantes, très haut débit
– Lieu physique, animation de communautés

Conclusion : l’e-ink va prendre le pas sur l’encre naturelle mais le papier ne va pas disparaitre. Besoin d’expérimentations

A noter que Daniel Bourrion, l’homme qui met des e-books dans sa BU, a aussi fait un compte rendu et a mis sa présentation en ligne.

Automazic, le retour

Je n’ai pas eu l’occasion d’aller aux Rencontres nationales des bibliothécaires musicaux mais j’ai quand même eu le droit à quelques retours.
Parmi eux, cette présentation de la borne de téléchargement de musiques libres de la médiathèque de Gradignan :

Merci à Sylvette Peignon, responsable du secteur son de la BM de Gradignan, pour m’avoir fourni sa présentation.

Le livre électronique va-t-il trouver son public ?

Avec l’effervescence constatée depuis le début de l’année, notamment visible lors du salon du livre de Paris en mars, beaucoup parlent de 2008 comme l’an 1 du livre électronique.

Les tablettes de lectures disponibles en France (Iliad et Cybook Gen 3 principalement) ont encore du mal à se créer un marché auprès du grand public et la rareté des contenus disponibles n’aide pas. Aux USA, avec les succès du PRS-505 de Sony et surtout du Kindle d’Amazon, les ebooks sont déjà plus répandus.
Mais ces tablettes de lectures restent très chères et sont encore limitées technologiquement par rapport aux produits qui devraient voir le jour dans les prochaines années et à des prix similaires à ceux des lecteurs MP3 actuels.

L’encre électronique, technologie d’affichage utilisée pour les ebooks depuis 2004, permet d’avoir des écrans reflétant la lumière du jour, comme le ferait un support papier et limitent la fatigue oculaire habituellement ressentie face à des écrans rétro-éclairés comme ceux des ordinateurs.
Ce nouvel écran pourra tout aussi bien prendre la forme d’un support dur comme pour les tablettes de lectures actuelles ou souples et enroulables, comme pour le Readius qui doit sortir d’ici la fin de l’année. Il sera capable d’afficher de la couleur et d’animer des vidéos. Côté son, la capacité de lire des fichiers audios est déjà présente dans certains produits actuels.
Les tablettes de lectures seront capables de contenir des centaines de livres tout en gardant un poids extrêmement léger (quelques centaines de grammes au maximum). La fonction tactile de l’écran permettra une navigation simplifiée et l’annotation des textes.
Outils communiquants et communautaires, connectés à Internet par wifi ou réseau mobile type 3G, ils permettront le partage d’avis, de recommandations, de remarques mais aussi la navigation sur le web, l’envoi d’e-mails, la réception de flux RSS, la mise à jour permanente des journaux auxquels on s’est abonné…
Les usages possibles deviennent très étendus, à la fois pour le lecteur et pour l’auteur.

On peut imaginer, lorsque l’on lit un roman, pouvoir visualiser des photos ou des vidéos des lieux décrits par l’auteur, ou avoir un fond sonore en accord avec l’ambiance de l’œuvre ou même mêler fiction et réalité en ayant des liens hypertextes vers des articles de presse faisant référence à un évènement décrit dans le livre.
Entre deux chapitres, on pourra décider de consulter les dernières news du Monde avant de reprendre directement la lecture précédemment interrompue. S’il ne nous est plus possible de lire, on branchera nos écouteurs et on enclenchera la fonction « texte lu » et afin de connaître la suite du récit .
On n’oubliera pas, à la fin de sa lecture, de laisser son avis sur l’œuvre afin de garder une trace dans sa bibliothèque virtuelle et de pouvoir le partager avec d’autres lecteurs.

Du côté de l’auteur, les possibilités de développer de nouvelles formes « d’écritures » sont nombreuses, de la BD interactive aux œuvres les plus folles que pourront créer les plus inventifs.

Face au succès prévisible de tels objets, il semble urgent de développer les réflexions autour du livre numérique afin d’éviter d’être pris au dépourvu face à certaines dérives.
On peut craindre le développement de formats propriétaires et contraignants pour l’utilisateur. Actuellement les possesseurs du Kindle d’Amazon doivent acheter leurs livres numériques sur la plateforme d’Amazon comme Apple le fait pour la musique avec ses Ipod et sa plateforme Itunes.

Automazic, le retour

La Wii devient bibliothéconomique

MAJ du 01/04/2008 : C’était trop beau (et gros) pour être vrai, la Wii à la BU d’Angers était un poisson d’avril. Ça aura quand même permis de lancer de beaux débats et cela semble avoir quand même donné des idées à l’équipe d’Angers puisqu’ils déclarent avoir un vrai projet en tête : « Le projet pourrait consister en l’organisation d’un championnat universitaire de Wii Sports, qui pourrait se tenir par exemple tous les samedis dans nos bibliothèques, et offrir le reste du temps des espaces en accès libre dans nos murs. Reste maintenant à connaître les représentations des usagers eux-mêmes et l’acceptabilité d’une telle proposition auprès de nos publics. »

Depuis qu’elle a été dévoilée, je me disais que la Wii pouvait être la console qui permettrait le développement du jeu vidéo (console) en bibliothèque.

C’est donc avec plaisir que j’ai appris que la Wii a trouvé sa place à la BU d’Angers. Elle y est même complètement intégrée au fonctionnement de l’établissement puisqu’elle permet aux lecteurs ayant du retard d’avoir une chance de rattraper une partie (ou la totalité) de leurs pénalités de retard en affrontant un bibliothécaire. Il est aussi possible d’y jouer sur réservation.
Ils ont même été jusqu’à mettre en place des ateliers de formation sur le jeu vidéo pour le personnel.

La saga Wii de la BU d’Angers en cinq épisodes :
Episode 1 : Une Wii dans ta BU (De tout sur rien)
Episode 1′: Une Wii dans ta BU (Assessment Librarian)
Episode 2 : La pensée horizontale (Le nombril de Belle-Beille)
Episode 3 : Une Wii dans ta Bu – Des compétences et des formations (Assessment Librarian)
Episode 4 : J’ai Wii ce matin (De tout sur rien)
Episode 5 (fin ?) : Un poisson nommé Wii (Nicolas Alarcon, Daniel Bourrion, Olivier Tacheau)

Marlème a aussi récemment signalée la DOK, la merveilleuse bibliothèque de Delft (Pays-Bas), qui a elle aussi décidé d’introduire le jeu vidéo dans sa structure.
Les écrans d’informations sont en fait des chaines Wii dont le contenu s’adapte selon l’espace où l’on se trouve. Par contre, je n’ai pas compris si il était possible pour les usagers d’interagir avec l’écran à l’aide d’une Wiimote.
Au delà de ça, cette bibliothèque possède un espace jeux vidéo bien fourni avec différentes consoles en accès libre (Xbox 360, Wii, PS2…) et les jeux qui composent le fonds sont empruntables.
Le jeux vidéo a même le droit à une place dans la revue de la médiathèque.
Pour plus d’infos vous pouvez aller voir le compte rendu de la visite de The Shifted Librarian, ainsi que son compte Flickr, bien fourni en photos.

Espérons que ce type d’initiatives permettent d’aller plus loin. Car je rejoins JvBib quand il demande à développer le jeu vidéo pour lui même et non comme un simple produit d’appel. Le jeu vidéo est un produit culturel qui, comme les autres, a son histoire, ses codes, ses qualités et ses défauts.
Il serait intéressant en bibliothèque de mieux faire connaitre ce support, en amenant ceux qui ne jouent pas à essayer et en permettant à ceux qui jouent de découvrir des jeux auxquels ils ne jouent habituellement pas ou qu’ils n’ont pas connus car sortis depuis trop longtemps.
La Wii peut être une bonne console pour cela grâce à l’attrait et à la simplicité qu’apporte sa manette, grâce à la diversité des jeux qu’elle propose et grâce à sa Console Virtuelle qui permet de télécharger des jeux d’anciennes consoles.

Salon du Livre de Paris : retour sur l’espace « Lectures de dem@in »

J’ai eu l’occasion de passer un week end au salon du livre de Paris et j’en ai largement profité pour me promener sur l’espace lectures de dem@in.

Le samedi :

  • Conférence « Lectures numériques : tablettes ebook, papier électronique, késako ? »

Avec Jean-Daniel BELFOND, PDG des éditions l’Archipel, Hervé BIENVAULT, auteur du blog Aldus 2006, Pierre-Henri COLIN, responsable de l’offre E-Paper chez 4D Concept, Michaël DAHAN, co-fondateur de Bookeen, Malo GIROD DE L’AIN, M21 éditions et animé par Karine PAPILLAUD, journaliste .

Les fabricants de readers se plaignent du faible contenu proposé par les éditeurs, les éditeurs attendent que le parc de readers soit plus important pour lancer plus de contenus. Dans une pareille situation personne n’avance.
En comparaison, aux USA le contenu mis à disposition des lecteurs est bien plus important qu’en Europe.

Présentation des communautés et des packs thématiques de M21 Edition (en collaboration avec l’Archipel pour le pack sur la psychologie).

Questionnements sur la mise en place de DRM ou d’autres mesures anti piratage face à la crainte des éditeurs de se voir dans la même situation que la musique (donc prière d’éviter les DRM).

L’année 2008 est vue comme l’an 1 du livre électronique.

Quelques questions sur l’avenir des libraires et des bibliothécaires mais les réponses étaient très superficielles, faute de temps pour développer un vrai débat sur le sujet.

Finalement la conférence ne m’a pas appris grand chose. Le plus intéressant ayant sans doute été les démonstrations des tablettes de lectures.

  • Tests des tablettes de lectures :

Sur celles que j’ai vu, les écrans sont vraiment très lisibles et on se rapproche bien du confort du papier pour la lecture.

– Le Cybook Gen 3 de Bookeen : petit, léger et facile à prendre en main mais la transition entre les pages un peu longue. La synchronisation des flux RSS est très intéressante.

– L’iLiad d’Irex : plus grand, plus lourd mais plus agréable à utiliser, notamment en utilisant la petite baguette à gauche de l’écran qui permet de « tourner les pages » d’une simple pression du pouce.
De plus, l’écran est tactile et permet de naviguer simplement dans les menus, d’annoter les textes, de prendre des notes… Par contre il y a un petit décalage entre le moment où l’on écrit et le moment ou le texte s’affiche (ce qui n’est pas sur d’autres écrans tactiles, comme celui de la DS par exemple).
Dans l’ensemble la machine manque un peu de réactivité et je regrette aussi l’absence (pour l’instant) de marque pages.

A respectivement 350€ et 650€, ces tablettes restent chères par rapport aux fonctionnalités qu’elles proposent mais rien que pour lire les nombreux PDF qui s’entassent sur mon disque dur, l’une d’elles me serait bien utile.

A noter que d’autres readers étaient présent, dont celui de Sony, mais uniquement en vitrine, donc impossible de les prendre en main.

  • Un stand était consacré à la présentation de la nouvelle version de Persee, portail de revues et travaux en sciences humaines et sociales. La feuille et Homo Numericus en ont déjà parlé et je vous conseille d’aller y jeter un œil, les nouvelles fonctionnalités valent le coup.
  • Autre joyeuseté qui a attiré le geek qui est en moi : des bornes tactiles permettant de chercher un éditeur, un auteur ou un livre sur Electres et de le géolocaliser sur le salon.

Le dimanche :
Là ça à été moins réjouissant. Je suis allé à la conférences « Lire, écrire, éditer sur Internet » organisée par Courrier International mais elle avait été annulé. Je suis resté pour voir la lecture musicale de Mathieu Malzieu qui était bien sympathique malgré l’acoustique totalement inadapté de la salle. Malheureusement, en plein milieu, un ordre d’évacuation du salon a été donné.
Adieu la fin de la rencontre, adieu la conférence « Livre 2.0, Web 2.0, même combat ! » qui devait suivre. :-(

Le lundi :
Je n’y étais plus mais heureusement Liber Libri propose des comptes rendus de certaines conférences.

A noter aussi que la mise en avant du livre numérique a été très suivit par la presse. Quelques exemples (notamment repérés grâce au blog Lectures de dem@in mis en ligne pour l’occasion) :
Le nouveau cartable de ma fille sur Libération
Au Salon du livre, l’édition fait sa révolution numérique sur Metro
Livres : de la galaxie Gutenberg au big bang numérique sur France Info
Le livre numérique de nouveau en vedette sur Le Monde
Le livre s’expose en numérique au salon sur 20 minutes
Le livre à l’ère du numérique dossier spécial dans Courrier International
Salon du livre : les éditeurs misent sur le livre numérique sur Challenges.fr
Un Salon très numérique sur le blog de l’ABF Aquitaine
Salon du Livre de Paris : le e-paper y fait son trou… sur le blog de Jean Michel Billaut
Débat vidéo consacré à l’avenir de la presse, du livre et de l’édition sur six35
– Vidéo de l’Espace Lectures de Dem@in sur Cluster 21